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Projections économiques pour la Belgique – Printemps 2014...

banque-voleur.jpgC’est le titre du document de la BNB (Banque Nationale de Belgique) que l’on peut par ailleurs télécharger facilement depuis leur site à l’adresse http://www.nbb.be/doc/ts/publications/EconomicReview/2014/revecoI2014.pdf .

 


En 2013, le chômage augmente (1), les faillites (2) aussi,  et plus de 50.000 personnes vont être exclues du chômage cette année ; en procédant ainsi, le tableau (3) des chiffres va donner l’illusion du mieux qu’annonce le rapport de la BNB (publié le 6 juin 2014).

C’est ainsi qu’à coté de l’horreur de toutes ces familles plongées dans la souffrance, l’anxiété, la survie

et le suicide de  certains,  on assiste à nouveau, au niveau politique, à une honteuse partie de « Stratégo » entre les nouveaux élus pour assoir leurs pouvoirs.

bposte.jpgIl est vrai que déjà sans l’annoncer médiatiquement, et sans gouvernement, des petites bombes ont été appliquées…Ahhhh les indépendants, les retraités, les chômeurs, la poste, la SNCB, les remboursements santé… Pan dans la G… en silence… pendant que les médias nous gavent de foot et de politique belgo-belge sans grand interêt.

Que penser de la BNB, fidèle soldat de la BCE et du FMI, qui fait de son crédo une « étude » qui déjà en 2013 s’avérait fausse.  Sont-ils, à ce point, aveugles et sourds aux faits, aux gens et au bon sens ?

Dans l’introduction du dit document (4) on peut lire ainsi «…croissance 2013 = +0,2%... ». 

Croissance en 2013… de quoi et pour qui ? Peut-être veulent-ils parler du nombre de fermetures des entreprises ? Ou des privatisations des services publics ? Ou du nombre de suicides ?

« …Près de 10 000 emplois auraient finalement encore été détruits l’année dernière (NDLR 2013).  Selon les projections actuelles, près de12 000 emplois nets devraient être créés cette année. Cette création d’emplois se poursuivrait les années suivantes avec plus de 20 000 emplois nets en 2015 et plus de 30 000 en 2016… »  
Si en plus de ça,  le gouvernement continue l’exclusion du chômage (50.000 personnes en 2014 et ce n’est qu’un début), on avancerait à grand pas vers l’illusion du plein emploi. Un plein emploi  hypothétique, nourrit par les diminutions des pensions, la suppression des allocations de chômage, la baisse des salaires, et l’augmentation des dividendes des actionnaires. Voilà le futur que la BNB nous recommande.

Vous pourrez trouver en (5) des extraits tout aussi immondes.

Quand vous regardez les actualités à la TV ou dans les journaux, où vous entendez critiquer le PTB, Vega et d’autres, légalement élus, mais empêchés par les manœuvres dignes de Machiavel, d’exercer le pouvoir auquel ils ont droit, ne vous laissez pas endormir par ces média-mensonges, car c’est nous qui allons de toute façon payer l’addition de leur spectacle !

 

Aujourd’hui, les priorités sont claires et évidentes pour les citoyens, qui vivent les miasmes des précédentes gouvernances.

On a besoin de quoi :

1) Arrêter de dépenser de l’argent dans des postes inutiles: armement atomique, sas de contrôle dans le métro, dotations royales, pléthore de ministres et parlementaires, …

2) en finir avec la spéculation boursière et les taux d’intérêts, et se mobiliser pour empêcher la mise en œuvre du TAFTA (Trans Atlantic Free Trade Area).

3) avancer vers la démocratie réelle en instaurant le référendum pour toute décision importante, comme se soumettre au traité transatlantique, acheter des avions de chasse, privatiser les chemins de fer ou la poste,…

4) investir dans le logement, l’enseignement et la santé

5) nationaliser le secteur de l’Energie, sinon la transition énergétique, non rentable du point de vue capitaliste, ne se fera pas, mettant ainsi en danger la vie sur terre.

6) reconstituer le tissu social : de plus en plus de gens, et en particulier les jeunes refusent cet avenir apocalyptique. La volonté de vivre dans une communauté, et non plus dans une économie s’exprime sous différents formes sous toutes les latitudes. La violence est dépassée. Elle n’est plus aujourd’hui que le refuge des incompétents et le moteur des inégalités et des injustices.

Etc.

 

(1) Le taux de chômage en Belgique atteint un niveau record

Belga, Mis en ligne lundi 19 août 2013, 14h25

Le taux de chômage en Belgique n’a jamais été aussi élevé ces dix dernières années qu’il ne l’est actuellement, avec 8,7 pc de la population active recensés sans emploi en juin dernier.
En termes absolus, le nombre de chômeurs est très élevé, indiquent De Standaard et Het Nieuwsblad sur base de la dernière mise à jour du Bulletin statistique de la Banque nationale de Belgique (BNB). En juillet, il y avait ainsi 610.893 demandeurs d’emploi. Les deux journaux font remarquer que ce chiffre est probablement stimulé à la hausse par les effets saisonniers.
Durant l’été, il y a en effet toujours davantage de demandeurs d’emploi car les entreprises revoient à la baisse le nombre de travailleurs à temps partiel dont elles ont besoin. Néanmoins, cela fait déjà près de huit ans que le nombre de chômeurs n’avait plus dépassé les 600.000 personnes durant l’été.
L’analyse de Stéphane Thys, coordinateur de l’Observatoire de l’Emploi bruxellois.
Ces chiffres sont-ils le reflet d’un effet saisonnier ?
C’est la conjonction de plusieurs facteurs, on assiste à la sortie des étudiants,et l'arrivée de jeunes sur le marché du travail, ce qui augmente le nombre d'inscrits
On observe aussi, à la marge, l'arrivée de nombreux enseignants en fin de contrat. Par ailleurs, la situation économique que nous connaissons fait que certains secteurs ajustent leur main d'oeuvre, via le non renouvellement de CDD
Mais une tendance à la hausse quand même...
C’est incontestablement une conséquence de la crise économique. Les indicateurs sont clairement dans le rouge, il y a un nombre important de faillites et de licenciements collectifs. Tout indique que la hausse du chomage n'est pas terminée.

 

(2)   La Belgique a connu un record de faillites en 2013

Belga Publié le mardi 31 décembre 2013 à 12h30 - Mis à jour le dimanche 19 janvier 2014 à 11h02

Entreprise / Emploi
En 2013, 12.306 entreprises ont fait faillite en Belgique, ce qui représente un nouveau record annuel absolu et une hausse de plus de 11% par rapport au précédent record de 2012 (11.052 faillites). Ces faillites ont entraîné la perte de 27.912 emplois au total (+5,61%), un niveau jamais atteint, annonce mardi le bureau d'informations commerciales Graydon. Après avoir été relativement épargnées en 2012, Bruxelles et la Wallonie ont connu une forte hausse du nombre de dépôts de bilan cette année. Le seul mois de décembre a enregistré un nombre record de 1.109 faillites prononcées, soit une hausse de près de 20% par rapport à décembre 2012.
Une entreprise active sur 80 a fait faillite cette année, contre une faillite pour 82 entreprises actives en 2012. La faillite la plus importante est survenue le 30 août, avec le dépôt de bilan de la chaîne de surgelés O'Cool, qui comptait un effectif de 260 personnes.
Alors que la hausse du nombre de faillites en 2012 était essentiellement imputable à la situation en Flandre, l'année 2013 a été marquée par un "renversement clair", selon Graydon. "Là où la hausse du nombre de faillites ralentissait en Région flamande (...), la vague de faillites frappe de plein fouet les Régions wallonne et bruxelloise. De nouveaux records sont battus dans chacune des trois régions", souligne le bureau d'informations commerciales.
En Région flamande, une entreprise active sur 98 a fait faillite en 2013, contre une entreprise sur 80 en Wallonie et une sur 45 à Bruxelles. Le nombre d'entreprises qui ont mis la clef sous le paillasson est monté à 6.154 en Flandre, ce qui représente 50% du total et une hausse de 6,75%. Mais les plus fortes augmentations se retrouvent en Wallonie: +13,92%, à 3.412 faillites (27,73% du total), et surtout à Bruxelles: +17,65%, à 2.666 faillites (21,66% du total). En 2012, la deux Régions avaient connu une stabilisation, voire même un léger recul du nombre de faillites.
L'horeca est resté le secteur le plus touché avec 2.193 faillites (+7,9%). Depuis quelques mois, on observe cependant une augmentation sensible du nombre d'entreprises qui déposent le bilan dans le secteur de la construction (2.121 faillites, +19,3%). L'impact du nombre de faillites dans le monde de la construction, où 5.608 emplois ont été perdus en 2013 (+14,5%) est par contre plus sensible que dans l'horeca (3.530 emplois perdus, +9,7%). Les secteurs du commerce de détail (1.588 faillites, +12,1% et 3.018 emplois perdus, +26,2%) et du transport (558 faillites, +2,8% et 2.112 emplois perdus, +30,8%) ont également connu une année sombre.
Pour le premier semestre 2014, Graydon ne s'attend "pas à un renversement fondamental de la situation concernant les chiffres" des faillites. "Nous pouvons d'ores et déjà considérer que l'année record actuelle sera une fois de plus battue en 2014. Par contre, la grande hausse de cette tendance s'affaiblira petit à petit", conclut Graydon.
Nouvelle baisse en 2013 du nombre de nouvelles entreprises en Belgique
Le nombre de nouvelles entreprises créées en Belgique en 2013 a baissé de 5% par rapport à 2012, à environ 74.000, ressort-il d'une extrapolation publiée mardi par le bureau d'informations commerciales Graydon dans son étude sur les "Evolutions du paysage entrepreneurial en 2013". Au 24 décembre 2013, 70.097 nouvelles entreprises et ASBL avaient été créées en Belgique mais Graydon estime, sur base "de nombreuses extrapolations", sur un chiffre final d'environ 74.000 constitutions.
En 2012, 77.992 "nouvelles entités économiques" avaient été créées, ce qui était 2,79% de moins qu'en 2011, année durant laquelle le cap des 80.000 nouvelles entreprises avait encore été atteint.
La baisse du nombre de nouvelles entreprises en 2013 se constate dans chaque région mais le recul est le plus important en Flandre, avec jusqu'à Noël, 37.138 nouvelles entreprises, soit 52,98% de toutes les nouvelles entités constituées en 2013 en Belgique. "La Région flamande a connu son niveau le plus bas depuis des années. Pour la première fois en 2012, la part des entreprises débutantes flamandes était inférieure à 55%", relève Graydon.
En Wallonie, on comptait, en date du 24 décembre, 19.893 nouvelles entreprises, soit plus de 28% du total, pour 10.430 en Région de Bruxelles-Capitale, soit près de 15% du total.
L'UCM demande un "plan anti-faillites"
L'Union des classes moyennes (UCM) a appelé mardi, après la publication d'un nombre record de faillites en Belgique en 2013, à un renforcement de la politique de lutte contre les faillites.
Selon le bureau d'informations commerciales Graydon, 12.306 entreprises ont fait faillite en 2013 en Belgique, ce qui représente un nouveau record annuel absolu et une hausse de plus de 11% par rapport au précédent record de 2012 (11.052 faillites). Ces faillites ont entraîné la perte de 27.912 emplois au total (+5,61%), un niveau jamais atteint. L'UCM préconise un plan en quatre axes consistant en des réductions "drastiques" des charges sociales et fiscales. L'organisation des classes moyennes souhaite également un meilleur accompagnement des entreprises, notamment durant les trois premières années et une assurance que les entrepreneurs disposent dès le départ de compétences minimales de gestion. L'UCM demande encore une meilleure ponctualité dans les paiements alors que les délais de paiement effectifs pratiqués par les pouvoirs publics belges sont en moyenne de 69 jours. Enfin, l'UCM souhaite davantage de tolérance à l'égard des entreprises en difficulté. "Lorsque les entrepreneurs font face à des difficultés, des majorations importantes en matière de TVA, ONSS, intérêts de retard pour non-paiement des impôts, etc. s'accumulent et enterrent parfois littéralement les entreprises. Il est parfois possible d'exempter les entreprises de ces punitions afin de leur permettre de s'en sortir".


 (3) Projections économiques pour la Belgique

La Banque nationale de Belgique publie deux fois par an des projections économiques pour la Belgique. Les principaux résultats sont présentés ici. Une description plus détaillée des résultats est disponible dans la Revue économique.
Établies dans le cadre d'un exercice commun de l'Eurosystème, les projections sont arrêtées sur la base d'hypothèses techniques et de perspectives internationales définies en commun par la BCE et les banques centrales de la zone euro. En matière de finances publiques, elles ne prennent en compte que les mesures formellement décidées - ou dont l'approbation est très probable - et pour lesquelles les modalités sont connues de manière suffisamment précise au moment de la clôture de l'exercice.
Pour la première fois, la période de projection s’étend jusqu’en t+2 (en l’espèce jusqu’en 2016). Il faut garder à l’esprit que la marge d’erreur entourant les projections augmente pour les années lointaines parce que l’impact de nouvelles décisions de politique économique n'est pas pris en compte et en raison de l'incertitude accrue autour des hypothèses, notamment celles relatives à l'environnement international.
Les projections les plus récentes pour la Belgique, publiées le 6 juin 2014, ont été finalisées le 21 mai 2014. Les résultats correspondants pour la zone euro sont publiés dans le Bulletin mensuel de la BCE.
Comme les dernières projections d’automne l’avaient déjà prévu, la reprise amorcée au printemps de 2013 continuerait de gagner en vigueur. La croissance de l’activité s’accélérerait pour ressortir à 1,3 % en 2014 et respectivement 1,6 % et 1,7 % en 2015 et en 2016. L’inflation s'établirait cette année à un niveau inhabituellement bas mais devrait augmenter progressivement au cours de la période de projection. Sur le marché du travail, la reprise entraînera un recul du taux de chômage dès 2015. Le déficit budgétaire demeure inchangé cette année, mais il devrait se creuser graduellement durant les deux prochaines années, tout en restant, selon les estimations, juste en deçà du seuil de 3 % du PIB.

 

(4) Projections économiques pour la Belgique – Printemps 2014: « Introduction

Après plusieurs trimestres de croissance nulle voire négative, l’économie belge a amorcé son redressement au printemps de l’année dernière.
Comme attendu lors des projections d’automne, cette reprise s’est progressivement renforcée au cours du second semestre, avec une croissance trimestrielle de 0,3%, ainsi qu’au début de 2014.
Selon les statistiques actuellement disponibles, l’expansion de l’activité serait cependant restée limitée à 0,2% en 2013 en raison d’un effet de niveau négatif.
D’après l’estimation «flash» de l’ICN, la croissance trimestrielle se serait de nouveau légèrement raffermie au premier trimestre de 2014 par rapport au rythme enregistré durant la seconde moitié de 2013.
A l’échelle mondiale, la reprise s’est également clairement poursuivie. Bien que la … l’incitant monétaire aux États-Unis et aux récentes tensions géopolitiques. dans ce contexte, les actuelles projections de printemps exposées dans le présent article sont fort proches des projections d’automne publiées en décembre 2013. Elles font en effet toujours état d’une poursuite de la reprise de l’activité dans un environnement de faible inflation. Alors que les statistiques actuelles portant sur la croissance en 2013 correspondent parfaitement aux projections d’automne, l’estimation de la croissance pour 2014 a été légèrement revue à la hausse, à 1,3%, soit…plus élevée.
Au cours des deux prochaines années, l’activité devrait, sur la base des hypothèses actuelles, continuer de croître à un rythme continu et être alimentée, davantage qu’en
2013 et en 2014, par une progression plus sensible de la demande intérieure. La croissance annuelle se situerait alors à quelque 1,6-1,7%, soit un rythme correspondant
à la moyenne de long terme enregistrée depuis 2000, mais supérieur à la plupart des estimations de la croissance potentielle de l’économie belge, ce qui n’en st pas inhabituel en phase de reprise.
Le redressement se profile également sur le marché du travail. Près de 10.000 emplois auraient finalement encore été détruits l’année dernière. Ce chiffre est légèrement moindre que celui avancé dans les projections d’automne du fait que l’inflexion sur le marché du travail s’est produite un peu plus rapidement que prévu, à savoir avant la fin de l’année. Selon les projections actuelles, près de 12.000 emplois nets devraient être créés cette année. Cette création d’emplois se poursuivrait les années suivantes avec plus de 20.000 emplois nets en 2015 et plus de 30.000 en 2016.
Compte tenu de l’augmentation de la population active, il faudra cependant attendre 2015 pour que ces nouveaux emplois puissent faire reculer le taux de chômage en termes …»


Projections pour la Belgique: résumé des principaux résultats

Source: BNB
Date de finalisation: 21 mai 2014. Prochaine publication: décembre 2014


(5)  Document synthèse sur le rapport de la BNB

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