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Crise démocratique en Belgique

Gilles Smedts November 14, 2018

Et la démocratie, bordel ?

La nieuwe vlaamse alliantie (N-VA) a refusé de ratifier le pacte de Marrakech sur les migrations et en conséquence à quitté le gouvernement fédéral belge.

Ce dernier, devenu minoritaire au parlement avec le soutien de 52 députés sur 150, décide de rester en place jusqu’aux élections législatives prévues le 26 mai 2019. Le premier ministre Michel prend contact avec les partis de l’opposition pour tenter de construire des majorités alternatives pour les thèmes et projets  restants à mettre en œuvre d’ici la fin de la législature. Il s’en suit un débat qui en dit long…  


Est-ce un nouveau gouvernement ou est-ce le même qui continue?
Faut-il une nouvelle déclaration gouvernementale ?
Faut-il demander un vote de confiance au parlement ?
Faut-il que le gouvernement  se mette en « affaires courante » jusqu’en mai ?

Et les électeurs?

Pas un seul parti ne se dit qu’en démocratie, le mieux serait de demander l’avis aux électeurs !

Tous sont pris  par leur stratégie de campagne prévue pour dans 5 mois, dans leur calculs pour rester ou monter au pouvoir.

Vous comprenez… Ce n’est pas un bon moment pour demander l’avis aux électeurs.

La révolte gronde,  les gilets jaunes, les actions syndicales, le camouflet fait à la population mobilisée pour le climat en ne signant pas  deux propositions européennes découlant de l’Accord de Paris, l’échec des négociations avec les partenaires sociaux sur les pensions, les négociations de l’accord interprofessionnel 2019-2020 qui s’annoncent impossibles sur le thèmes des salaires…etc.

Et tout ceci dans un contexte de méfiance totale vis-à-vis des partis politiques (corruptions, intérêts personnels,  détournements).  Donc, il vaut mieux continuer quelques mois, le temps que cela se calme et que les électeurs «oublient» toutes ces trahisons.

Au milieu de ces dénis démocratiques, la N-VA joue au bon élève de la démocratie, en menaçant d’exiger les élections anticipées.  Mais ne soyons pas dupes, ce marketing n’est pas motivé par la démocratie. Il met simplement la pression, en  exigeant  par exemple que la Belgique ne signe finalement pas  le pacte sur les migrations lors de la réunion de l’ONU prévu à Washington le 19 décembre prochain . La N-VA profite de l’opportunité pour se racheter  une virginité idéologique et enrayer la fuite des électeurs vers l’autre parti d’extrême-droite, le Vlaams Belang.  Il ne faut pas oublier que la N-VA souhaite la disparition de la Belgique et que toute sa stratégie va dans ce sens. Il ne faut pas oublier que la N-VA est principalement soutenue par le VOKA, réseau d’entreprises flamandes contrôlant 66% de la valeur ajoutée en Flandres.  Le  VOKA exprime clairement sa demande de stabilité politique  pour continuer l’avancée néolibérale de démantèlement des acquis sociaux et des services publics. La N-VA ne souhaite pas donc réellement un gouvernement en affaires courantes  jusqu’en mai.  Cet « appel » aux élections anticipées est donc simplement une menace pour négocier à la « Trump », en poussant d’abord l’adversaire dans les cordes.

Et la démocratie, bordel ?

Petit rappel, la démocratie est un régime politique dans lequel les citoyens ont le pouvoir. Nous savions  déjà que le système démocratique actuel est  formel  avec des règles protégeant les partis au pouvoir (subventions, règle des 5%, accès aux média des services publics, etc.)

Mais là, en gouvernant avec le soutien de seulement un vote sur trois, et en refusant les élections anticipées,  nos élus sombrent dans l’assassinat de la démocratie, ouvrant grande la porte à l’extrême-droite. N’oublions pas le contexte de ce qui se passe en Italie, Autriche, Hongrie et aussi les poussées de mouvements nazis en Allemagne, en  Hollande…  Une fois de plus, les élus, une fois au pouvoir, trahissent les électeurs. 

La proposition de loi de responsabilité politique et une démocratie réelle  du Parti Humaniste trouvent ici tout leur fondement.

Il n’y a qu’une solution : dissolution du parlement, démission du gouvernement  et organisation d’élections. MAINTENANT !

Basta des calculs électoralistes!  Aux urnes citoyens!

Il nous faut donc repartir à la conquête de la démocratie.

La démocratie réelle  et la justice sociale sont à notre portée  en exprimant clairement et en nous engageant avec détermination.


Nous aspirons à une démocratie réelle, même si c’est un idéal insaisissable,  nous pouvons nous en approcher avec le référendum décisionnel d’initiative populaire ; les moyens techniques existent aujourd’hui pour faciliter le vote direct de la population sur les sujets urgents et importants.

Nous voulons également mettre en place des règlements de responsabilité politique par lesquels, l’élu (à tout niveau de pouvoir) qui ne respecte pas les promesses faites à ses électeurs, peut être destitué par ces derniers.

Les qualités et capacités de tous les citoyens sont importantes pour notre projet sociétal, en plus de leurs professions, car le bon sens et le génie ne se réduit pas à un titre ou un diplôme; donc toutes ces structures permettront un contact direct avec la vie et l’avis des gens, et aussi assurer un contrôle démocratique du travail des élus.

Les élus sont nos représentants, pas nos dirigeants!

Avec ces propositions pour la Paix, la non-violence et la démocratie réelle, nous voulons agir pour surmonter la crise générale d’aujourd’hui.

Gilles

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