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DU
PARTI HUMANISTE

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FONDEMENTS
Un monde différent ne peut être construit par des gens indifférents ou ayant peur !
Le Parti Humaniste est un organisme qui fait partie du Mouvement Humaniste. Ce Mouvement est né le 4 mai 1969, à Punta de Vacas, paysage montagneux des Andes près de la frontière entre l'Argentine et le Chili, avec la harangue publique connue sous le nom de La Guérison de la Souffrance donnée par Silo, son fondateur. 

Le Mouvement Humaniste se base sur le courant de pensée connu comme Nouvel Humanisme ou Humanisme Universaliste. 

Ce courant dont la pensée est exposée dans l'œuvre de Silo et dans celles des divers auteurs qui s'en inspire, implique également un sentiment et une façon de vivre ; il prend forme dans de multiples domaines de l'activité humaine, donnant origine à divers organismes et fronts d'actions. Tous s'appliquent dans leur domaine d'actions respectif vers ont un objectif en commun : humaniser la terre, contribuant ainsi à augmenter la liberté et le bonheur des êtres humains. Ils ont en commun la méthodologie de la Non-violence active et la proposition d'un changement personnel en fonction de la transformation sociale. 

Les autres organismes provenant du Mouvement Humaniste sont : la Communauté pour le Développement Humain, Convergence des Cultures, Monde sans Guerres et sans Violence et le Centre Mondial d'Études Humanistes. 
 
Le Parti Humaniste a été créé au cours de l'année 1984 à partir du Secrétariat des Affaires Sociales de la Communauté (pour le développement humain) ; il a réalisé son premier Congrès international à Florence en 1989. 

Idées de base 
 
Les positionnements du Parti Humaniste (1) se fondent sur la nécessité de liberté qu'expérimentent les êtres humains et ses propositions visent à la transformation et au dépassement social de la violence qui, sous ses différentes formes, génère souffrance et contradiction chez les individus et chez les peuples. 
 
L'être humain a la capacité de transformer le monde et de se transformer lui-même grâce à l'intentionnalité de sa conscience, ce qui lui permet d'avancer et d'accumuler des progrès tout au long de son histoire. 
 
Nous naissons dans un milieu social et historique qui impose les conditions dans lesquelles se développent notre existence et devant lesquelles nous devons nécessairement choisir. À son tour, ceci génère de nouvelles conditions qui sont expérimentées comme cohérence ou comme contradiction. 
 
La contradiction a son corollaire personnel dans le registre de souffrance. 
 
La contradiction sociale est le produit de la violence. Cette violence se manifeste dans l'action de déposséder de son intention (et bien sûr, de sa liberté) l'être humain ou des ensembles d'êtres humains. L'appropriation du tout social par une partie de celui-ci est une forme de violence. 
 
La souffrance personnelle et sociale doit être dépassée en modifiant les situations d'appropriation illégitime et violente qui ont produit la contradiction dans le monde. 
 
Dans le processus d'humanisation croissante, l'être humain confronte son intentionnalité au naturel et au social pour transformer les conditions qui apportent douleur et souffrance aussi bien à lui-même qu'aux autres êtres humains, avec lesquels il peut s'identifier. Cette lutte donne continuité au processus historique et sens à l'être humain, en ce qu'elle affirme son intentionnalité face au non sens et à l'oppression. 
 
Cette intention qui se rebelle face à la maladie, à l'inégalité et à l'injustice envisage la rébellion contre la mort comme la désobéissance suprême face à l'apparent destin naturel, donnant cohérence à la vie humaine et permettant de projeter sa liberté au-delà de toutes limites. 
 
Propositions d'action politique 
 
Le Parti Humaniste défend le renforcement (ou l'obtention suivant le cas) du régime démocratique comme forme de transition de la démocratie formelle à la démocratie réelle, dans laquelle est garantie la séparation réelle des pouvoirs, le respect des minorités et la démocratie directe. 
 
D'autre part, il rejette toute violation des droits de l'homme, l'emploi de la violence comme méthode de résolution des conflits et la concentration du pouvoir. 
 
La méthodologie d'action de l'Humanisme est l'action non violente. 
 
En même temps, il dénonce toute forme de violence physique, économique, raciale, sexuelle, psychologique et morale. 
 
Nous aspirons à une nation humaine universelle dans laquelle convergera avec créativité l'énorme diversité humaine des ethnies, des langues et des coutumes, des localités, régions et autonomies, des idées et des aspirations, des croyances, athéisme et religiosité. 
 
En cohérence avec cette aspiration, le Parti se dote d'une organisation fédérative mondiale, qui lui permette d'exprimer des prises de positions et des campagnes d'amplitude internationale, en maintenant l'autonomie et la créativité des différents niveaux d'action jusqu'à arriver à la base sociale où il s'enracine. 
 
Dans nos propositions d'envergure mondiale, nous mettons en avant, du fait de l'urgence, la tâche d'alerter, de générer une prise de conscience dans toute l'humanité et réclamer le désarmement nucléaire total, le retrait immédiat des troupes d'envahisseurs des territoires occupés, la réduction progressive et proportionnelle de l'armement conventionnel, la signature de traités de non agression entre pays et le renoncement des gouvernements à utiliser la guerre comme moyen pour résoudre les conflits. 
 
La Parti Humaniste dénonce la catastrophe écologique et ses promoteurs, à savoir : le grand capital et la chaîne des industries et des entreprises destructrices, parentes proches du complexe militaro-industriel. 
 
Nous signalons que la violence économique, spécialement due à la concentration du capital financier spéculateur, est la cause de la souffrance des peuples. Dans ce sens, nous favorisons les réformes fiscales qui incitent à la distribution progressive de la richesse et de nouveaux modèles coopératifs d'autogestion qui donnent cohérence à la relation capital, travail, augmentant la productivité et évitant la fuite des capitaux vers le circuit spéculatif. D'autre part, la mise en marche d'une banque publique sans intérêt aidera à la réalisation de ces objectifs en évitant la concentration illégitime actuelle des ressources et du pouvoir dans les mains du système bancaire actuel. 
 
Diverses formes de discrimination se mêlent à l'exploitation économique et acquièrent le caractère de violence. Le Parti souligne la violence qui est exercée ponctuellement contre les femmes et les jeunes, historiquement discriminés, et celle qui est exercée sur les autres groupes humains exclus pour des raisons économiques, raciales, culturelles ou religieuses. 
 
Nous défendons la décentralisation du pouvoir politique jusque la base sociale, tout en renforçant les garanties de respect des minorités et en rendant effectif le principe d'égalité de droits et d'opportunités pour tous. 
 
L'accès universel à l'Éducation à tous les niveaux et à la Santé, gratuites et de qualité sont des priorités du Parti. 
 
Le Parti rendra effectif le principe d'option comme expression politique concrète de la liberté, et pour cela luttera contre toute forme d'autoritarisme et de monopole économique, organisationnel et idéologique. 
 
Nous considérons que toute politique cohérente doit assumer ces deux conditions de base : 
 
• Rénovation permanente des institutions juridiques et politiques, basée sur l'idée de dépassement de l'ancien par le nouveau. 
• Transparence dans les procédures politiques utilisées.


Document Humaniste
(Silo, 1993) 
Les humanistes, femmes et hommes de ce siècle, de notre époque, reconnaissent les antécédents de l’Humanisme historique. Ils s’inspirent des apports des différentes cultures et pas uniquement de celles qui, actuellement, occupent une place centrale. Ce sont, de plus, des hommes et des femmes qui laissent derrière eux ce siècle et ce millénaire, pour se projeter vers un monde nouveau.  
 
Les humanistes sentent que leur histoire est très longue et que leur futur l’est bien plus encore. Ils réfléchissent sur l’avenir, en luttant pour surmonter la crise générale présente. Ils sont optimistes et croient dans la liberté et le progrès social
 
Les humanistes sont internationalistes et aspirent à une nation humaine universelle. Ils comprennent de façon globale le monde dans lequel ils vivent et agissent sur leur milieu immédiat. Ils n’aspirent pas à un monde uniforme mais multiple: multiple par ses ethnies, ses langues et coutumes; multiple par ses localités, régions et provinces autonomes; multiple par ses idées et ses aspirations; multiple par ses croyances, son athéisme et sa religiosité; multiple dans ses formes de travail; multiple dans la créativité. 
 
Les humanistes ne veulent pas de maîtres; ils ne veulent ni dirigeants ni chefs, et ne se sentent ni représentants ni chefs de quiconque. Les humanistes ne veulent pas d’un Etat centralisé ni d’un Para-Etat le remplaçant. Les humanistes ne veulent pas d’armée qui joue le rôle de police ni de bandes armées qui s’y substituent. 
 
Mais entre les aspirations humanistes et les réalités du monde d’aujourd’hui, un mur s’est dressé. Le moment est donc venu de l’abattre. Pour cela, l’union de tous les humanistes du monde est nécessaire. 
 
I. Le capital mondial 
 
Voici la grande vérité universelle: l’argent est tout. L’argent est gouvernement, loi, pouvoir. Il est fondamentalement subsistance. Mais en plus, il est l’Art, la Philosophie et la Religion. Rien ne se fait sans argent; on ne peut rien sans argent. Il n’y a pas de relations personnelles sans argent. Il n’y a pas d’intimité sans argent et même le choix de la solitude en dépend. 
 
Mais la relation avec cette “vérité universelle” est contradictoire: la majorité des gens ne veulent pas de cet état de fait. Ainsi, sommes-nous face à la tyrannie de l’argent. Une tyrannie qui n’est pas abstraite car elle a un nom, des représentants, des exécutants et des procédés indubitables. 
 
Aujourd’hui, il ne s’agit plus d’économies féodales ni d’industries nationales, ni même d’intérêts de groupements régionaux. Aujourd’hui il s’agit, pour ces survivants historiques, d’accommoder leurs biens aux impératifs du capital financier international. Un capital spéculateur qui se concentre mondialement de façon progressive. Même l’Etat national a besoin de crédits et d’emprunts pour survivre. Tous mendient l’investissement et fournissent des garanties pour que la banque assume les décisions finales. Le temps où les entreprises elles-mêmes, ainsi que les campagnes et les villes, deviendront la propriété incontestable de la banque va bientôt arriver. De même qu’arrivera le temps du Para-Etat, temps où l’ancien ordre sera anéanti. 
 
Parallèlement, l’ancienne solidarité disparaît. En définitive, il s’agit de la désintégration du tissu social et de l’apparition, malgré la pénurie générale, de la déconnexion et l’indifférence entre des millions d’êtres humains. Le grand capital domine non seulement l’objectivité par le contrôle des moyens de production, mais aussi la subjectivité par le contrôle des moyens de communication et d’information. Dans ces conditions, le grand capital peut disposer, à son gré, des ressources matérielles et sociales, dégradant la nature irrémédiablement et écartant progressivement l’être humain. Pour cela, il dispose de technologies suffisantes. Et de même qu’il a vidé de sens les entreprises et les Etats, il en vide aussi la Science, la transformant en technologie produisant la misère, la destruction et le chômage. 
 
Les humanistes n’ont pas besoin de beaucoup d’arguments pour étayer le fait qu’aujourd’hui le monde dispose de conditions technologiques suffisantes pour résoudre, en peu de temps, les problèmes touchant de vastes régions, à savoir: le plein emploi, l’alimentation, la salubrité, le logement et l’instruction. Si rien n’est fait dans ce sens, c’est tout simplement que la spéculation monstrueuse du grand capital l’en empêche. 
 
Le grand capital, ayant épuisé l’étape de l’économie de marché commence à imposer sa discipline à la société pour affronter le chaos que lui-même a produit. Face à une pareille irrationalité, ce ne sont pas les voix de la raison qui se lèvent dialectiquement mais plutôt les plus obscurs racismes, fondamentalismes et fanatismes. Et si ce néo-irrationalisme vient à diriger des régions et des collectivités, la marge d’action des forces progressistes s’amenuisera de jour en jour. Par ailleurs, des millions de travailleurs ont déjà pris conscience aussi bien des irréalités du centralisme étatique que de l’hypocrisie de la démocratie capitaliste. Ainsi, les ouvriers se dressent contre leurs dirigeants syndicaux corrompus, tout comme les peuples remettent en question leurs partis politiques et leurs gouvernements. Mais il faut donner une orientation à ces phénomènes qui, autrement, s’enliseront dans des actes spontanés sans aucune continuité. Il faut débattre au sein du peuple des thèmes fondamentaux concernant les facteurs de production. 
 
Selon les humanistes, les facteurs de production sont le travail et le capital. La spéculation et l’usure sont en trop. Dans la situation actuelle, les humanistes luttent pour que la relation absurde qui a existé entre ces deux facteurs soit totalement transformée. Jusqu’à ce jour, on a imposé que le profit revienne au capital et le salaire au travailleur, justifiant un pareil déséquilibre par le “risque” assumé par l’investissement... comme si chaque travailleur ne mettait pas en jeu son présent et son avenir soumis aux aléas du chômage et de la crise ! Mais la gestion et le pouvoir de décision à l’intérieur de l’entreprise sont également en jeu: le profit non destiné au réinvestissement dans l’entreprise, non destiné à son expansion ou à sa diversification, dérive vers la spéculation financière. Le profit qui ne crée pas de nouvelles sources d’emploi dérive aussi vers la spéculation financière. Par conséquent, les travailleurs doivent orienter leur lutte pour obliger le capital à un rendement productif maximum. Mais ceci ne pourra pas se réaliser sans le partage de la gestion et de la direction. Comment éviter autrement les licenciements massifs, la fermeture et le vide généré dans les entreprises ? Car le préjudice majeur réside dans le sous-investissement, la faillite frauduleuse, l’endettement forcé et la fuite des capitaux, et non pas dans les bénéfices résultant de l’augmentation de la productivité. Et si on insistait pour que les travailleurs confisquent les moyens de production suivant les enseignements du XIXe siècle, il faudrait alors tenir compte du récent échec du socialisme réel. 
 
Quant à l’objection: “encadrer le capital, comme est encadré le travail, produit sa fuite vers des lieux et des zones plus profitables”, on peut répondre: ceci ne se produira plus très longtemps, puisque l’irrationalité du schéma actuel mène ce capital à sa saturation et à la crise mondiale. Cette objection, outre sa totale immoralité, ignore le processus historique du transfert du capital vers la banque. Par ce transfert, le chef d’entreprise lui-même devient un employé sans pouvoir de décision, à l’intérieur d’un circuit dont l’autonomie n’est qu’apparente. Par ailleurs, au fur et à mesure que la récession s’accentuera, les chefs d’entreprises commenceront eux aussi à prendre en considération ces différents éléments. 
 
Les humanistes ressentent la nécessité d’agir non seulement dans le domaine du travail, mais aussi dans le domaine politique pour empêcher que l’Etat ne soit un instrument du capital financier mondial et pour obtenir que la relation entre les facteurs de production soit juste et pour rendre à la société son autonomie accaparée. 

II. Démocratie formelle et démocratie réelle 
 
L’édifice de la démocratie s’est gravement délabré lorsque ses bases principales se sont brisées: indépendance entre les pouvoirs, représentativité et respect des minorités. L’indépendance théorique entre les pouvoirs est un contresens. Il suffit de rechercher dans la pratique l’origine et la composition de chacun d’eux pour démontrer les relations intimes qui les unissent. Il ne pourrait en être autrement. Tous font partie d’un même système. De sorte que les crises fréquentes (empiétement des pouvoirs, superposition de fonctions, corruption et irrégularités) correspondent à la situation globale, économique et politique d’un pays donné. 
 
A propos de la représentativité, depuis l’époque de l’extension du suffrage universel, on pensait qu’il n’existait qu’un seul acte entre l’élection et la fin du mandat des représentants du peuple. Mais à mesure que le temps passait, on a vu clairement qu’il existe un premier acte par lequel un grand nombre élit un petit nombre, et un deuxième acte par lequel ce petit nombre trahit le grand nombre, en représentant des intérêts étrangers au mandat reçu. Déjà, ce mal couve dans les partis politiques réduits à des coupoles de dirigeants, coupées des besoins du peuple. Déjà, dans la machinerie des partis, les grands intérêts financent les candidats et leur dictent la politique à suivre. Tout ceci met en évidence une crise profonde dans le concept et la mise en pratique de la représentativité. 
 
Les humanistes luttent pour transformer la pratique de la représentativité en donnant la plus grande importance à la consultation populaire, le plébiscite et l’élection directe des candidats. Car il existe toujours, dans de nombreux pays, des lois qui assujettissent les candidats indépendants à des partis politiques, de même qu’il existe des subterfuges et des contraintes financières qui les empêchent de se présenter devant la volonté du peuple. Toute Constitution ou loi qui s’oppose à la pleine capacité du citoyen d’élire et d’être élu, se moque des fondements mêmes de la démocratie réelle qui est au-dessus de toute loi juridique. Et si l’on parle d’égalité des chances, les moyens de diffusion doivent se mettre au service de la population lors de la période électorale pendant laquelle les candidats exposent leurs propositions, en accordant à tous exactement les mêmes opportunités. Par ailleurs, on doit imposer des lois de responsabilité politique par lesquelles celui qui n’accomplit pas les promesses faites à ses électeurs risque la révocation, la destitution ou le jugement politique. Car l’expédient, pratiqué actuellement, par lequel les individus ou partis qui ne tiennent pas leurs engagements sont sanctionnés par les urnes lors du prochain scrutin, n’interrompt en rien le deuxième acte de trahison des électeurs. Il existe de plus en plus de moyens technologiques pour mettre en œuvre la consultation directe sur les sujets d’urgence. Il n’est pas question de privilégier les sondages ni les enquêtes manipulées mais de faciliter la participation et le vote direct grâce aux moyens électroniques et informatiques de pointe. 
 
Dans une démocratie réelle, on doit donner aux minorités les garanties que mérite leur représentativité mais on doit également favoriser toute mesure qui facilite, dans la pratique, leur insertion et leur développement. Aujourd’hui, les minorités harcelées par la xénophobie et la discrimination demandent anxieusement à être reconnues et, dans ce sens, il est de la responsabilité des humanistes d’élever cette question au niveau des discussions les plus importantes, en prenant partout la tête de la lutte jusqu’à vaincre les néo-fascismes avoués ou dissimulés. En définitive, lutter pour les droits des minorités, c’est lutter pour les droits de tous les êtres humains. 
 
Mais il arrive aussi que dans l’ensemble d’un pays, des provinces entières, des régions ou des provinces autonomes subissent la même discrimination par la contrainte qu’exerce l’Etat centralisé, aujourd’hui instrument insensible dans les mains du grand capital. Ceci devra cesser par la mise en place d’une organisation fédérative dans laquelle le pouvoir politique réel reviendra aux mains des dites entités historiques et culturelles. 
En définitive, mettre en avant les thèmes du capital et du travail, les thèmes de la démocratie réelle et les objectifs de la décentralisation de l’appareil d’état, c’est acheminer la lutte politique vers la création d’un nouveau type de société: une société flexible et en changement constant, en accord avec les nécessités dynamiques des peuples, aujourd’hui asphyxiés par la dépendance. 

III. La position humaniste 
 
L’action des humanistes ne s’inspire pas de théories fantaisistes autour de Dieu, de la Nature, de la Société ou de l’Histoire: elle s’inspire des nécessités vitales qui consistent à écarter la douleur et à s’approcher du plaisir. Mais la vie humaine intègre à ces nécessités la préparation du futur en se fondant sur l’expérience passée et sur l’intention d’améliorer la situation présente. Son expérience n’est pas le simple produit de sélections ou d’accumulations naturelles et physiologiques –_comme c’est le cas dans toutes les autres espèces_– elle est aussi expérience sociale et expérience personnelle, lancées pour dépasser la douleur actuelle et l’éviter dans l’avenir. Son travail, de productions sociales accumulées, se transmet et se transforme de génération en génération, en une lutte continue pour améliorer les conditions naturelles, y compris celles de son propre corps. C’est pourquoi on doit définir l’être humain comme historique et disposant d’un mode d’action sociale capable de transformer le monde et sa propre nature. Et chaque fois qu’un individu ou un groupe humain s’impose à d’autres par la violence, il parvient à arrêter l’Histoire en transformant ses victimes en objets “naturels”. La nature n’ayant pas d’intentions, lorsque l’on nie la liberté et les intentions des autres, on les transforme en objets naturels, en objets d’utilisation. 
 
Le progrès de l’humanité, en lente ascension, requiert la transformation de la nature et de la société en éliminant la violente appropriation animale de certains êtres humains par d’autres. Quand cela arrivera, on passera de la préhistoire à une histoire pleinement humaine. En attendant, on ne peut partir d’une autre valeur centrale que de celle de l’être humain, entier dans ses réalisations et dans sa liberté. C’est pourquoi, les humanistes proclament: “Rien au-dessus de l’être humain et aucun être humain au-dessous d’un autre.” Si on pose comme valeur centrale: Dieu, l’Etat, l’Argent ou toute autre entité, on subordonne l’être humain en créant des conditions pour son contrôle et son sacrifice ultérieurs. Pour les humanistes, ce point est évident. Les humanistes sont athées ou croyants, mais ne partent pas de leur athéisme ou de leur foi pour fonder leur vision du monde et leur action; ils partent de l’être humain et de ses nécessités immédiates. Et si dans leur lutte pour un monde meilleur, ils croient découvrir une intention qui fait avancer l’Histoire dans une direction qui progresse, ils mettent cette foi ou cette découverte au service de l’être humain. 
 
Les humanistes posent le problème de fond: savoir si l’on veut vivre, et décider dans quelles conditions le faire. 
 
Toutes les formes de violence physique, économique, raciale, religieuse, sexuelle et idéologique, par lesquelles le progrès humain a été entravé, répugnent les humanistes. Toute forme de discrimination, manifeste ou larvée, est une raison de dénonciation pour les humanistes. 
 
Les humanistes ne sont pas violents mais, par dessus tout, ils ne sont pas lâches et ne craignent pas d’affronter la violence car leur action a un sens. Les humanistes relient leur vie personnelle et leur vie sociale. Ils ne posent pas de fausses antinomies et c’est en cela que réside leur cohérence. 
 
Ainsi est tracée la ligne de séparation entre l’Humanisme et l’Antihumanisme. L’Humanisme met en avant la question du travail face au grand capital; la question de la démocratie réelle face à la démocratie formelle; la question de la décentralisation face à la centralisation; la question de l’antidiscrimination face à la discrimination; la question de la liberté face à l’oppression; la question du sens de la vie face à la résignation, la complicité et l’absurde. 
 
Parce que l’Humanisme se fonde sur la liberté de choix, il possède la seule éthique valable aujourd’hui. De même, parce qu’il croit dans l’intention et la liberté, il distingue l’erreur de la mauvaise foi, il distingue celui qui se trompe du traître. 

IV. De l’humanisme naïf à l’humanisme conscient 
 
C’est à la base sociale –_dans les lieux de travail et d’habitation des travailleurs_– que l’Humanisme doit transformer la simple protestation en force consciente, orientée vers la transformation des structures économiques. 
 
Quant aux membres combatifs des organisations syndicales et aux membres des partis politiques progressistes, leur lutte deviendra cohérente quand ils tendront à transformer les instances dirigeantes des organisations dont ils font partie, en donnant à leurs collectivités une orientation qui mettra à la première place –_avant même les revendications à caractère immédiat_– les questions de fond que propose l’Humanisme. 
 
Un très grand nombre d’étudiants et d’enseignants, habituellement sensibles à l’injustice, rendront plus consciente leur volonté de changement dans la mesure où la crise générale du système les touchera. Et bien sûr, les gens de la presse, en contact avec la tragédie quotidienne, sont en mesure aujourd’hui d’agir dans une direction humaniste, de même qu’un certain nombre d’intellectuels dont la production se veut en contradiction avec les règles que fait valoir ce système inhumain. 
 
Nombreuses sont les positions qui, ayant pour base la souffrance humaine, invitent à une action désintéressée en faveur des démunis ou des discriminés. Parfois, des associations, des groupes volontaires et des couches importantes de la population se mobilisent faisant ainsi un apport positif. Assurément, une part de leur contribution consiste à dénoncer ces problèmes. Cependant, ces groupes ne fondent pas leur action sur la transformation des structures responsables de ces maux. Ces positions s’inscrivent davantage dans l’Humanitarisme que dans l’Humanisme conscient. On trouve en elles, des protestations et des actions ponctuelles susceptibles d’être approfondies et étendues. 

V. Le camp antihumaniste 
 
A mesure que les forces mobilisées par le grand capital asphyxient les peuples, des positions incohérentes surgissent et se renforcent en exploitant cette souffrance, en la canalisant vers de faux coupables. A la base de ces néo-fascismes, se trouve une profonde négation des valeurs humaines. De même, dans certains courants écologistes déviés, la nature passe avant l’homme. Ils ne prêchent plus que le désastre écologique est catastrophique parce qu’il met en danger l’humanité, mais parce que l’être humain a attenté à la nature. Selon certains de ces courants, l’être humain est pollué, et par là même il contamine la nature. Il serait préférable pour eux que la médecine n’eusse pas connu de succès dans le combat contre les maladies et dans l’allongement de la durée de la vie. “La Terre d’abord” crient-ils avec hystérie, nous rappelant les proclamations du nazisme. De là, à discriminer des cultures qui polluent, des étrangers qui salissent, il n’y a qu’un pas. Ces courants s’inscrivent aussi dans l’Antihumanisme, car au fond ils méprisent l’être humain. Leurs mentors se méprisent eux-mêmes, en reflétant les tendances nihilistes et suicidaires à la mode. 
 
Une partie importante de gens réceptifs adhèrent aussi à l’écologisme, car ils comprennent la gravité du problème que celui-ci dénonce. Mais si cet écologisme prend le caractère humaniste qui lui correspond, il orientera la lutte contre les promoteurs de la catastrophe, à savoir: le grand capital et la chaîne d’industries et entreprises destructrices, parents proches du complexe militaro-industriel. Avant de se préoccuper des phoques, cet écologisme devrait s’occuper de la faim, de la concentration urbaine, de la mortalité infantile, des maladies, du déficit sanitaire et du manque de logement existant dans de nombreuses parties du monde. Et il mettra l’accent sur le chômage, l’exploitation, le racisme, la discrimination et l’intolérance dans ce monde technologiquement avancé. Un monde qui, d’autre part, est en train de créer des déséquilibres écologiques au nom de sa croissance irrationnelle. 
 
Il n’est pas nécessaire de trop s’étendre sur des considérations concernant les diverses droites, instruments politiques de l’Antihumanisme. Leur mauvaise foi atteint de tels niveaux que, périodiquement, elles se proclament comme représentantes de “l’Humanisme”. Dans le même esprit, la ruse cléricale, qui a prétendu théoriser sur la base d’un ridicule “Humanisme Théocentrique” (?), n’a pas manqué de se produire. Ces gens qui ont inventé les guerres de religions et les inquisitions, ces gens qui ont été les bourreaux des pères historiques de l’humanisme occidental, se sont approprié les vertus de leurs victimes allant même jusqu’à “pardonner les déviations” de ces humanistes de l’histoire. La mauvaise foi et le banditisme dans l’appropriation des mots sont énormes au point que les représentants de l’Antihumanisme ont tenté de se couvrir du nom “d’humanistes”. 
 
Il serait impossible de dresser l’inventaire des moyens, des instruments, des formes et expressions dont dispose l’Antihumanisme. En tous cas, jeter la lumière sur ses tendances les plus sournoises contribuera à ce que de nombreux humanistes, spontanés ou naïfs, révisent leurs conceptions et le sens de leur pratique sociale. 

VI. Les fronts d’action humanistes 
 
L’Humanisme organise des fronts d’action dans les domaines du travail, du logement, des syndicats, de la politique et de la culture avec l’intention d’assumer de plus en plus le caractère de mouvement social. En procédant ainsi, il crée les conditions d’insertion pour les différentes forces, groupes et individus progressistes, sans que ceux-ci ne perdent leur identité ni leurs caractéristiques propres. L’objectif de ce mouvement consiste à promouvoir l’union des forces capables d’exercer une influence croissante au sein de vastes couches de la population, en orientant par son action la transformation sociale. 
 
Les humanistes ne sont pas naïfs et ne se gargarisent pas de déclarations propres aux époques romantiques. Dans ce sens, ils ne considèrent pas leurs propositions comme l’expression la plus avancée de la conscience sociale, ils ne pensent pas non plus à leur organisation en termes indiscutables. Les humanistes ne feignent pas d’être les représentants des majorités. En tous cas, ils agissent en accord avec ce qui leur paraît le plus juste, visant les transformations qu’ils croient les plus appropriées et les plus réalisables, dans le moment qu’ils vivent.


ORGANISATION
RESTRUCTURATION DU PARTI HUMANISTE INTERNATIONAL
Le Parti Humaniste est l'organisme politique du Mouvement Humaniste. Il a été développé dans plusieurs pays à partir de 1984 et en 1989 a été réalisé son premier Congrès international à Florence. Nous avons une histoire riche, beaucoup d'expériences, nous avons des matériels et des propositions et surtout nous comptons sur des personnes extraordinaires disposées à travailler pour une cause digne. Nous avons donc tout le futur devant nous. 
 
C’est pourquoi dans ce moment de restructuration du Mouvement Humaniste, dans cette relance du Parti, il est important que nous sachions tous d'où nous venons, où nous en sommes et jusqu'où nous allons. 
 
Pour savoir d'où nous venons, nous pouvons parler de nos antécédents : 
 
Le Parti Humaniste est un organisme du Mouvement Humaniste, lequel se base sur le courant de pensée connu comme Nouvel Humanisme ou Humanisme Universaliste, fondé par Silo. 
Cette pensée est aussi un style de vie qui s'exprime dans plusieurs champs du travail humain et la politique est l'un d'eux. 
La méthodologie de la non-violence, l'objectif commun d'Humaniser la Terre pour augmenter le bonheur et la liberté des êtres humains ainsi que la proposition de changement social et personnel simultanés sont les piliers du Mouvement et de tous ses organismes et par conséquent aussi du Parti Humaniste. 
 
Et bien entendu, dans le Document du Parti Humaniste International, rédigé en août 2009, nous pourrons trouver de façon plus développé ces antécédents, les idées de base, les propositions, ainsi que plusieurs matériels et livres qui constituent la bibliographie de référence. 
 
Mais pour nous faire une idée plus vivante de notre histoire et de notre présent, il est préférable de voir ce que nous ont apportés les amis des différents pays. 
 
LE FUTUR 
 
Il est clair que dans cette nouvelle étape du Parti Humaniste, nous ne changerons ni notre conception de l'Humanisme Universaliste, ni nos idées de base, ni nos propositions fondamentales. Dans tous les cas, nous avancerons en exprimant encore davantage nos idées et principes fondamentaux dans les domaines les plus divers, en amenant chaque idée sur le terrain de la proposition concrète, l'exprimant en matériels idéologiques, en fronts d'actions et en projets de loi pour chaque pays. 
 
Un des grands changements pour cette nouvelle étape sera certainement la forme d'organisation, la façon de grandir et la façon de nous articuler au niveau international. 
 
Parce que le Mouvement Humaniste n'a déjà plus une organique structurelle, avec des niveaux, des conseils, des orientateurs, ni les circuits propres à cette structure. Il n'existe plus cette enceinte et ces mécanismes à partir desquels se mirent en marche et agirent les organismes. 
 
À partir de maintenant nous, les membres du Parti Humaniste, devons nous donner notre propre organisation, au niveau de la base, au niveau national et au niveau international, avec une coordination à chaque niveau menée par des équipes et des personnes élues démocratiquement. 
 
À partir de maintenant nous devons penser à la façon de nous développer et de grandir depuis les activités partisanes, nous devons voir comment faire pour nous multiplier, car de cela dépend la croissance de notre action dans le milieu et la possibilité d'influencer et d'atteindre des postes d'élus. Il ne s'agit déjà plus d’avoir des groupes qui s'occupent d'une fonction spécifique, appuyés par la structure du Mouvement Humaniste, mais de devoir grandir et faire grandir une base sociale liée au Parti. 
 
À partir de maintenant, nous essayerons de faire coïncider la notion de « action ponctuelle et vision globale », avec une organisation de niveau mondial qui assure une direction convergente et puissante des partis nationaux autonomes, à travers une Fédération des Partis Humanistes. Et dans chaque lieu il y aura à travailler sur des conflits ponctuels, mais offrant la possibilité de s'articuler dans un ensemble plus grand. 
 
Voyons alors les principaux points organisatifs pour cette nouvelle étape : 
 
Nous définissons notre parti comme Parti Humaniste International, parce que nous nous organisons comme une Fédération de Partis Humanistes. Sans entraver les autonomies et les calendriers nationaux, nous aurons des campagnes et des objectifs communs, des positionnements et des encadrements internationaux, et des planifications d'ensemble, coordonnés par une Équipe Mondiale. 
Le moteur de l'organisme et de sa croissance sera les Équipes de base, qui travailleront sur un conflit ponctuel, pour s'articuler avec d'autres équipes pour accumuler de la force et se multiplier. 
 
Les Équipes Nationales coordonneront des actions communes des Équipes de base d'un pays, impulseront des images et des stratégies de croissance et veilleront à l'accomplissement des conditions légales requises et de l'agenda électoral. Dans chaque pays, nous nous adapterons à la législation de celui-ci, mais nous prioriserons notre propre forme d'organisation pour la prise de décisions. 
Tous les membres de l'Équipe Internationale, comme ceux des Équipes Nationales ainsi que les représentants des Équipes de base seront élus par le vote direct des membres de plein droit. Les décisions importantes, comme les fronts électoraux ou les définitions de grande importance seront sujettes aussi au vote des membres de plein droit. 
Seront membres de plein droit ceux qui, de leur plein gré, s'affilieront au Parti, participeront à ses activités et à la collecte annuelle, avec laquelle sera soutenu le fonctionnement de l'organisme. 
 
Dans le Document rédigé en août 2009 se trouvent davantage de détails organisatifs, mais ceux-ci sont peut-être les points les plus significatifs, ainsi les détails d'implémentation suivront dans les prochaines semaines. 
 
QUEL PARTI VOULONS-NOUS ? 
 
Mais en plus d'initier cette étape en nous appuyant sur notre riche histoire et une nouvelle forme organisative plus adéquate pour les temps nouveaux, il sera de grande importance d'avancer vers le futur avec un esprit rénové. 
 
Nous avons beaucoup échangé ces derniers temps sur la nécessité de relancer notre parti depuis le plus profond de nos meilleures aspirations et c'est pour cela que nous avons rédigé un bref écrit sur lequel nous invitons à réfléchir. 
 
QUEL PARTI VOULONS-NOUS ET QUE VOULONS-NOUS DU PARTI ? 
 
Nous voulons un Parti qui nous permette de voler au dessus de la médiocrité de la politique actuelle, construite sur des relations de manipulations et d'utilitarisme, et qui navigue à la dérive sur une mer de mots usés et de consignes vides. 
 
Il est clair que pour que « pouvoir voler » ne soit pas une autre consigne vide, nous avons besoin d'ailes. Et ces ailes nous les avons, ce sont celles de notre spiritualité, ce sont celles de notre cohérence, ce sont celles de nos meilleures aspirations à grandir sans limite. Mais il arrive qu'à l'occasion, nous croyions qu'il faille les replier en descendant sur terre, en allant dans les quartiers, en nous occupant des problèmes sociaux et locaux. Et alors parfois, nous finissons par parler de ce dont est supposé parler un politicien, avec les mots que doit utiliser un politicien et avec les intérêts qu'à un politicien. Et quand cela nous arrive, nous tombons dans une sorte d'adaptation décroissante, faisant du mimétisme avec la médiocrité régnante, fermant nous-mêmes l'espace nécessaire pour nous envoler. 
 
Est arrivée l'heure de parler comme il faut parler : avec vérité interne, sans la peur ridicule de ne pas être compris, parce que nous pouvons parler des grands thèmes, sans que cela signifie que nous minimisons les préoccupations locales. Parce que les conflits et les préoccupations locales ont toujours leurs racines dans les diverses types de violence, dans la discrimination, dans l'indifférence, dans la manipulation et tout ce que nous pourrions dénoncer comme autorité morale, à mesure que « nous maintenons déployées nos ailes », nous nous préparons à voler et ainsi peut-être à pouvoir aider d'autres à voler. 
 
Nous ne devons pas tomber dans le piège du calcul et nous occuper des problèmes des autres seulement pour avoir un membre de plus ou un vote de plus. Bien qu’il soit clair que, en optant pour la voie de la politique, nous voulons assurément avoir beaucoup de membres et de votes. Mais nous voulons avoir l'appui de ceux qui se sentent attirés par notre cohérence, par notre esprit, par notre dignité. Nous ne désirons pas un appui qui pourrait être obtenu par le chantage, la manipulation et le troc. Il y a beaucoup de gens qui attendent notre signal, ne perdons pas de temps à croire qu'ils ne vont pas nous entendre. 
 
Nous n'allons pas avoir de force pour grandir avec le Parti si nous n'ajustons pas notre façon d'exposer les choses. Et nous n'ajusterons pas si nous croyons que nous devons nous adapter à la médiocrité pour pouvoir parler le même langage de la politique matérialiste à court terme. 
 
Comme Silo l'explique dans « Le Regard Intérieur » il est juste de se solidariser avec la lutte du pauvre, de l'exploité et du persécuté, mais aussi il faut savoir que la simple lutte pour satisfaire les nécessités, ne justifie pas l'existence. Et cette certitude nous permettra d'avoir une nouvelle attitude face aux conflits ponctuels, nous permettra de transmettre ce « quelque chose de plus » qu'à l'occasion nous paraissons oublier au détour du chemin. Cette attitude nous permettra de transmettre aux autres la nécessité de la cohérence, parfois nous le ferons avec les mots, parfois avec l'exemple et parfois ce sera quelque chose qui simplement se notera dans chaque petit geste. Cela nous donnera la force pour ne pas céder face aux manipulations, pour exiger réciprocité, pour dénoncer la violence sans le mesquin calcul de la « convenance politique ». 
 
Le monde a besoin que l'humanisme grandisse et aussi a besoin d'un outil politique qui canalise les meilleures aspirations des gens en transformations réelles. Et pour cela il est nécessaire que le parti grandisse, en se développant localement, mais avec le regard et la projection mondiale. Notre parti devra être ouvert aux initiatives de toutes les bonnes personnes, des organisations qui ont de véritables aspirations de changement, des cadres techniques avides de projeter leurs connaissances à travers un instrument de changement réel. Nous n'avons pas seulement le défi de grandir, mais aussi celui d'avoir la flexibilité de pouvoir entretenir des relations avec d'autres et mettre en marche des actions ensemble. En ayant toujours comme centre de gravité la cohérence interne. 
 
Du parti nous voulons des outils pour produire des changements, la capacité d'action, le pouvoir pour la prise de décisions, un instrument pour tous les humanistes du monde et un canal de communication entre les gens. 
 
Du parti nous voulons qu'existe une enceinte de camaraderie, celle qu'entretiennent ceux qui travaillent pour une même cause, pour une grande cause qui dépasse les intérêts individuels. 
 
Du Parti nous voulons un espoir pour les exclus, les discriminés, pour tous ceux qui souffrent de la violence de tout type. Mais aussi un signal que cet espoir mis dans le futur pourra être alimenté jour après jour avec la force interne que nous donne ce « quelque chose de plus », qui nous connecte avec ce qui donne réellement sens à la vie. 
 
CONCLUSION ET ÉCHANGES 
 
Alors nous vous invitons à réfléchir et échanger en groupes sur le parti que nous voulons. Mais ce que nous proposons est que, au delà des doutes sur les alignements généraux exposés dans le document et dans cette déclaration, nous invitons à chercher entre tous, les réponses aux thèmes les plus importants. 
 
Comment pourrions-nous voler au dessus de la médiocrité de la politique actuelle, et comment ferons-nous pour intégrer le travail social et politique avec l'espace profond de la spiritualité ? 
Comment ferons-nous pour faire grandir le Parti, pour être dans tous les pays du monde ? Comment s'insérer dans le monde à partir de l'expérience de la Marche Mondiale ? Comment ferons-nous pour avancer en influence sociale et arriver à être élus ? 
Quels mécanismes et procédés nous paraissent les meilleurs pour pratiquer la démocratie interne, pour obtenir la participation authentique des militants, pour que soit respecter l'opinion de la minorité et la décision de la majorité, en priorisant toujours le travail en ensemble ? 
 
Nous sommes face au futur et nous avons à le construire entre tous.


Document Officiel du Parti Humaniste international 
juillet 2009 
Antécédents 
 
Le Parti Humaniste est un organisme qui fait partie du Mouvement Humaniste. Ce Mouvement est né le 4 mai 1969, à Punta de Vacas, paysage montagneux des Andes près de la frontière entre l'Argentine et le Chili, avec la harangue publique connue sous le nom de La Guérison de la Souffrance donnée par Silo, son fondateur. 
Le Mouvement Humaniste se base sur le courant de pensée connu comme Nouvel Humanisme ou Humanisme Universaliste. 
Ce courant dont la pensée est exposée dans l'œuvre de Silo et dans celles des divers auteurs qui s’en inspire, implique également un sentiment et une façon de vivre ; il prend forme dans de multiples domaines de l'activité humaine, donnant origine à divers organismes et fronts d'actions. Tous s'appliquent dans leur domaine d'actions respectif vers ont un objectif en commun : humaniser la terre, contribuant ainsi à augmenter la liberté et le bonheur des êtres humains. Ils ont en commun la méthodologie de la Non-violence active et la proposition d'un changement personnel en fonction de la transformation sociale. 
Les autres organismes provenant du Mouvement Humaniste sont : la Communauté pour le Développement Humain, Convergence des Cultures, Monde sans Guerres et sans Violence et le Centre Mondial d'Études Humanistes. 
Le Parti Humaniste a été créé au cours de l'année 1984 à partir du Secrétariat des Affaires Sociales de la Communauté (pour le développement humain) ; il a réalisé son premier Congrès international à Florence en 1989. 
 
Idées de base 
 
Les positionnements du Parti Humaniste se fondent sur la nécessité de liberté qu'expérimentent les êtres humains et ses propositions visent à la transformation et au dépassement social de la violence qui, sous ses différentes formes, génère souffrance et contradiction chez les individus et chez les peuples. 
L'être humain a la capacité de transformer le monde et de se transformer lui-même grâce à l'intentionnalité de sa conscience, ce qui lui permet d'avancer et d'accumuler des progrès tout au long de son histoire. 
Nous naissons dans un milieu social et historique qui impose les conditions dans lesquelles se développe notre existence et devant lesquelles nous devons nécessairement choisir. À son tour, ceci génère de nouvelles conditions qui sont expérimentées comme cohérence ou comme contradiction. 
La contradiction a son corollaire personnel dans le registre de souffrance. 
La contradiction sociale est le produit de la violence. Cette violence se manifeste dans l'action de déposséder de son intention (et bien sûr, de sa liberté) l'être humain ou des ensembles d'êtres humains. L'appropriation du tout social par une partie de celui-ci est une forme de violence. 
La souffrance personnelle et sociale doit être dépassée en modifiant les situations d'appropriation illégitime et violente qui ont produit la contradiction dans le monde. 
Dans le processus d'humanisation croissante, l'être humain confronte son intentionnalité au naturel et au social pour transformer les conditions qui apportent douleur et souffrance aussi bien à lui-même qu'aux autres êtres humains, avec lesquels il peut s'identifier. Cette lutte donne continuité au processus historique et sens à l'être humain, en ce qu'elle affirme son intentionnalité face au non sens et à l'oppression. 
Cette intention qui se rebelle face à la maladie, à l'inégalité et à l'injustice envisage la rébellion contre la mort comme la désobéissance suprême face à l'apparent destin naturel, donnant cohérence à la vie humaine et permettant de projeter sa liberté au-delà de toutes limites. 
 
Propositions d'action politique 
 
Le Parti Humaniste défend le renforcement (ou l'obtention suivant le cas) du régime démocratique comme forme de transition de la démocratie formelle à la démocratie réelle, dans laquelle est garantie la séparation réelle des pouvoirs, le respect des minorités et la démocratie directe. 
D'autre part, il rejette toute violation des droits de l'homme, l'emploi de la violence comme méthode de résolution des conflits et la concentration du pouvoir. 
La méthodologie d'action de l'Humanisme est l'action non violente. 
En même temps, il dénonce toute forme de violence physique, économique, raciale, sexuelle, psychologique et morale. 
Nous aspirons à une nation humaine universelle dans laquelle convergera avec créativité l'énorme diversité humaine des ethnies, des langues et des coutumes, des localités, régions et autonomies, des idées et des aspirations, des croyances, athéisme et religiosité. 
En cohérence avec cette aspiration, le Parti se dote d'une organisation fédérative mondiale, qui lui permette d'exprimer des prises de positions et des campagnes d'amplitude internationale, en maintenant l'autonomie et la créativité des différents niveaux d'action jusqu'à arriver à la base sociale où il s'enracine. 
Dans nos propositions d'envergure mondiale, nous mettons en avant, du fait de l'urgence, la tâche d'alerter, de générer une prise de conscience dans toute l'humanité et réclamer le désarmement nucléaire total, le retrait immédiat des troupes d'envahisseurs des territoires occupés, la réduction progressive et proportionnelle de l'armement conventionnel, la signature de traités de non agression entre pays et le renoncement des gouvernements à utiliser la guerre comme moyen pour résoudre les conflits. 
La Parti Humaniste dénonce la catastrophe écologique et ses promoteurs, à savoir : le grand capital et la chaîne des industries et des entreprises destructrices, parentes proches du complexe militaro-industriel. 
Nous signalons que la violence économique, spécialement due à la concentration du capital financier spéculateur, est la cause de la souffrance des peuples. Dans ce sens, nous favorisons les réformes fiscales qui incitent à la distribution progressive de la richesse et de nouveaux modèles coopératifs d'autogestion qui donnent cohérence à la relation capital – travail, augmentant la productivité et évitant la fuite des capitaux vers le circuit spéculatif. D'autre part, la mise en marche d'une banque publique sans intérêt aidera à la réalisation de ces objectifs en évitant la concentration illégitime actuelle des ressources et du pouvoir dans les mains du système bancaire actuel. 
Diverses formes de discrimination se mêlent à l'exploitation économique et acquièrent le caractère de violence. Le Parti souligne la violence qui est exercée ponctuellement contre les femmes et les jeunes, historiquement discriminés, et celle qui est exercée sur les autres groupes humains exclus pour des raisons économiques, raciales, culturelles ou religieuses. 
Nous défendons la décentralisation du pouvoir politique jusque la base sociale, tout en renforçant les garanties de respect des minorités et en rendant effectif le principe d'égalité de droits et d'opportunités pour tous. 
L'accès universel à l'Éducation à tous les niveaux et à la Santé, gratuites et de qualité sont des priorités du Parti. 
Le Parti rendra effectif le principe d'option comme expression politique concrète de la liberté, et pour cela luttera contre toute forme d'autoritarisme et de monopole économique, organisationnel et idéologique. 
Nous considérons que toute politique cohérente doit assumer ces deux conditions de base : 
  1. Rénovation permanente des institutions juridiques et politiques, basée sur l'idée de dépassement de l'ancien par le nouveau, et 
  2. Transparence dans les procédures politiques utilisées. 

Matériels de référence 
 
Matériels officiels  
  1. Déclaration de Principes, approuvée par le 1er Congrès de l'Internationale Humaniste (IH) (Florence, 1989). 
  2. Thèses (amplification des Principes), approuvées par le 1er Congrès de l'Internationale Humaniste (IH) (Florence, 1989). 
  3. Bases de l'action politique, approuvées par le 1er Congrès de l'IH et mises à jour avec les propositions d'action politique du présent document. 
  4. Déclaration universelle des droits de l'homme, approuvée en 1948 par les Nations Unies, adoptée par le Parti Humaniste lors du 1er Congrès de l'IH (Florence, 1989). 
  5. Document Humaniste, adopté par le Parti Humaniste lors du 2e Congrès de l'IH (Moscou, 1993). 
  6. Recommandations de la table coordinatrice du 1er Congrès de l'IH (Florence, 1989). 
  7. Manuel de formation personnellepour les membres du Mouvement Humaniste (Centre d'Études du Parc Punta de Vacas, 2009). Disponible sur silo.net.  

Matériels recommandés  
  1. Livre du Parti Humaniste (Compilation de documents, 2000). 
  2. Lettres à mes amis, Silo. Œuvres complètes. Vol. 1. Plaza y Valdés, 2002. (Version française, Ed. Références, 2004). 
  3. Livre orange (Analyse et propositions d'actions des partis nationaux). 
  4. Au delà du Capitalisme, l'économie mixte, Guillermo Sullings, Editorial Magenta, 2000. 
  5. La fin de la préhistoire, Tomas Hirsch, Tabla Rasa Ediciones, 2007. (disponible en français, Ed. Références, 2008). 
 
 
Principes d'organisations 
 
 
1. Idées générales 
Notre Parti se définit comme Parti Humaniste International, parce que nous allons fondamentalement à la mondialisation, au delà de l'étape intermédiaire de la régionalisation. Ce parti international doit avoir une stratégie mondiale, traduite en objectifs, planifications, campagnes et positionnements, à échelle internationale. En ce sens, les partis nationaux, dans leur ample degré d'autonomie pour se développer dans chaque pays, feront partie d'une Fédération Internationale des Partis Humanistes, participant dans les planifications et les actions communes. 
On assurera la participation de tous les membres du parti dans la prise de décisions, par la pratique de la démocratie directe à tous les niveaux. 
Les fronts d'action orientés vers des conflits sociaux, qui travaillent dans l'organique du parti, contribueront à sa croissance. Dans ce sens, il sera fondamental d'avoir une organisation dynamique, ouverte, participative et motivante, qui facilite l'inclusion de beaucoup de gens, surtout les jeunes, les femmes, les cadres techniques et les leaders sociaux, dans le cadre d'un projet politique de haut niveau. 
Le soutien économique des activités communes doit provenir de l'apport des membres. 
Le noyau de base de l'organisme sera les équipes de base qui agissent dans un quartier déterminé, une municipalité, un centre éducatif ou un lieu de travail. C'est à partir de cette base que le parti peut s'organiser et se développer. 
Le Parti Humaniste s'organisera à tous les niveaux en accord avec ces critères, en adéquation à la législation de chaque pays. 
 
2. Participation : les membres de droits et les membres adhérents 
 
Un membre de droit est celui qui s'intéresse véritablement au travail du parti, connaît et est d'accord avec ses thèses et ses bases d'action politique, participe dans une activité ou une fonction et diffuse les propositions et idées du Parti. C'est un militant qui veille au développement du parti et contribue à son financement en payant la cotisation annuelle définie dans chaque pays. 
Un membre adhérent n'a pas d'engagement, il participe occasionnellement et reçoit de l'information. 
Seuls les membres de droit ont le droit de participer dans les processus électoraux internes, tant pour élire que pour être élu, et de participer aux consultations que fait le Parti pour la prise de décision sur les thèmes majeurs. 
 
3. Les équipes de Base 
 
Ce sont les structures de base du parti. Elles travaillent dans un front d'action, en agissant sur un conflit, au niveau du voisinage ou municipal, des universités, des lieux de travail, etc. et à travers ce travail elles contactent les gens, ajoutent des adhérents, mobilisent, éclaircissent, débattent, posent des exigences aux autorités, promeuvent des actions concrètes, etc. Elles travaillent aussi dans des fonctions nécessaires à l'ensemble et s'occupent d'atteindre et de maintenir un niveau de participation et d'adhésions nécessaire pour soutenir la personnalité juridique du lieu dans lequel elles travaillent. Dans les périodes électorales, elles travaillent à l'élaboration de propositions locales, s'occupent de la formation des candidatures et réalisent la propagande du parti. 
Ces équipes peuvent se former à partir de l'initiative d'une personne ou plus, c'est pour cela que la référence de cette équipe commence par celui qui l'a formée, mais à partir d'un certain développement, on doit aussi soumettre au vote l'élection d'un représentant de cette équipe devant les autres instances du parti. 
Si quelqu'un met en marche plusieurs équipes, ou que d'une équipe d'origine se multiplient d'autres nouveaux groupes, il est possible qu'ils se réfèrent à celui qui les a aidé à se mettre en marche, mais il n'y aura pas de relation organique avec plus d'une équipe. 
Chaque équipe sera formée d'un certain nombre de membres de droit, qui seront les adhérents du parti qui payent leur cotisation annuelle, et ils auront le droit de choisir par vote direct, non seulement le représentant de cette équipe, mais aussi les différentes fonctions au niveau national et international, et de prendre des décisions, également par le vote, quant aux thèmes importants du parti. 
Chaque équipe pourra aussi avoir une grande quantité de sympathisants et de collaborateurs (adhérents ou non), comme conséquence de son action permanente dans le milieu, mais seuls les membres de droits pourront participer aux décisions du parti et aux fonctions qui seront considérées comme nécessaire. 
 
4. Équipe de coordination nationale 
 
Elle aura la charge de planifier et d’impulser des stratégies politiques nationales, ainsi que de coordonner la réalisation des activités internationales dans le pays. Elle s'occupera de donner une direction stratégique commune pour tous les fronts d'actions du parti, en générant des enceintes d'échanges et de coordination pour permettre leur croissance et leur multiplication. 
Elle assurera toutes les fonctions de l'enceinte nationale (Secrétariat général, Organisation, Relations, Presse, Qualification, Diffusion, Juridique, etc.) avec des personnes qui auront été élues par le vote direct des membres de droit. Pour avoir un fonctionnement plus dynamique, il est recommandé qu'en plus des secrétariats il y ait une triade de coordination de toutes les fonctions, qui puisse résoudre certains thèmes, sans bureaucraties délibératives. Elle réalisera l'analyse de la situation nationale et élaborera des prises de position à ce niveau. 
Elle administrera les fonds qui correspondent au niveau national, en accord avec les priorités et les critères décidés en planification générale pour les deux ans que dure sa gestion. Elle informera amplement sur la façon dont ces fonds ont été utilisés. 
Elle s'occupera des relations avec les autres partis au niveau national, des éventuelles relations avec le gouvernement ou autres organisations. Elle sera en contact permanent avec l'organique du parti international, pour la mise en place des stratégies mondiales. 
 
5. Instances intermédiaires dans un pays 
 
En principe il n'y aura pas à créer en interne d'autres instances d'organisations, car tout sera planifié et mis en place à travers les équipes de base, en coordination avec la planification de l'équipe nationale. 
Si pour des raisons légales et des divisions administratives de chaque pays, il était nécessaire d'avoir des niveaux intermédiaires d'organisation (municipaux, départementaux, provinciaux, régionaux, etc.), ces niveaux seraient, du point de vue interne, des fonctions ad-hoc pour donner des réponses à de telles nécessités mais ils ne formeraient pas en soi des niveaux de décisions. 
Dans chaque pays, on pourra évaluer si suite à une grande croissance numérique et géographique du parti, il est nécessaire d'avoir des niveaux intermédiaires de décisions. 
 
6. Organique internationale 
 
Le Parti Humaniste International sera constitué sous la forme d'une Fédération de Partis Humanistes. Il sera coordonné par une Équipe Internationale, élue par le vote direct des membres de droit de tous les pays membres, en garantissant la participation des minorités. 
Depuis cette organique internationale, on fera circuler l'information au niveau mondial, on fera la promotion de campagnes sur des thématiques mondiales, on planifiera le développement du parti dans des régions ou des pays où il n'existe pas et on pourra définir le soutien à certains pays dans des conjonctures particulières. On réalisera également l'analyse de la situation mondiale, on élaborera aussi les positionnements pour le niveau international, qui dans beaucoup de cas serviront également aux enceintes nationales. 
Indépendamment des obligations légales de chaque pays pour l'obtention de la personnalité juridique, on pourra inclure dans la fédération certains partis nationaux qui disposent des conditions minimales d'organisation, à établir par l'Assemblée Promotrice. 
En plus des partis humanistes nationaux qui intègrent organiquement la fédération, on donnera une importance spéciale à l'enceinte de l'Internationale Humaniste en tant qu'espace (non organique) de convergence des autres partis, des organisations et des personnes qui adhérent aux propositions humanistes. Cet espace de convergence, impulsé depuis le Parti Humaniste International, mais ouvert à une participation ample, pourra organiser des forums internationaux, des rencontres et tout type d'échanges. 
 
7. Articulation entre les trois niveaux 
 
Dans le schéma international d'une Fédération de Partis Humanistes, chaque parti national sera autonome dans sa planification nationale mais tiendra compte de la stratégie mondiale. À son tour, le schéma national sera celui des équipes de base qui seront autonomes pour la mise en place des activités mais qui tiendront compte de la planification nationale et se coordonneront,. 
L'élection directe des fonctions dans les trois niveaux, par les membres de droit, assurera que la direction générale soit celle que la majorité des membres approuve. 
Les partis de chaque pays seront en relation avec l'organique internationale à travers leur lien dans l'Organique Internationale. Les Équipes de Base seront en relation avec l'Équipe Nationale à travers le représentant de chaque Équipe de Base. 
 
8. Financement 
 
Le parti doit se financer pour soutenir ses activités à tous les niveaux avec l'apport de tous ses membres de droit. Pour cela, on mettra en place une collecte annuelle dans laquelle chaque membre devra apporter un montant en accord avec le salaire moyen du pays dans lequel il vit. La détermination du montant exact restant à la charge de l'équipe promotrice de chaque pays. Les fonds récoltés seront répartis entre le niveau de base, le niveau national et le niveau international, dans une proportion qui sera établie par l'Équipe Promotrice Mondiale. 
Pour réunir des fonds pour d'autres éventualités, on pourra faire dans chaque lieu des campagnes informelles, dans lesquelles pourront aussi participer les adhérents. Dans ce cas, sera établi dans chaque lieu le montant de cette campagne (jamais supérieure à celui de la campagne annuelle) et les fonds seront utilisés localement. 
Le paiement de la cotisation annuelle sera requis pour que l'adhérent ait le droit de vote et de participation dans les décisions du parti. 
Dans les pays où le parti reçoit des fonds de la part de l'État, ces fonds ne seront pas destinés au fonctionnement interne du parti, pour ne pas créer de dépendance vis-à-vis de l'État. Dans chaque pays on évaluera, en accord avec la législation en vigueur, si de telles ressources peuvent être destinées en totalité à la diffusion ou à des campagnes électorales. 
Les Équipes Promotrices élaboreront les procédures appropriées pour assurer l'usage correct des fonds en fonction des budgets prévus, la circulation de l'information sur ce qu'il en est fait, et de la remise des comptes annuels. 
 
9. Fronts et alliances électorales 
 
Il sera important pour le développement et le positionnement des Partis Humanistes de renforcer leur identité. Cependant, si dans certains cas on considère la possibilité de réaliser une alliance électorale, la décision devra être soumise au soutien de la majorité des membres de droit et devra donc être prise suite à leur vote. 
De toute façon, toute alliance électorale, devra toujours être encadrée par certains paramètres idéologiques et des principes en accord à l'Humanisme Universaliste. Toute exception à ces points qui pourrait affecter l'ensemble devra être validée par le niveau supérieur. C'est-à-dire qu'une alliance municipale, provinciale ou départementale avec une force qui s'oppose à nos principes, pourra être révisée et contestée par l'Équipe Nationale. Il se produirait la même chose quant à une alliance au niveau national qui pourra être évaluée et contestée par l'Équipe Internationale. 
 
10. Candidats élus 
 
Dans la planification des partis, les campagnes électorales prennent une importance vitale, puisque c'est par elles que l'on peut accéder à un meilleur positionnement. 
Dans le cas où un candidat humaniste serait élu, il devrait exister un plan prévu préalablement sur comment on va travailler ensemble avec ce candidat élu. L'activité du candidat élu et l'activité des équipes qui travaillent avec lui, devraient se réaliser en accord avec ce plan, avec la nécessaire autonomie que requiert l'action quotidienne. 
Les Équipes Promotrices pourront évaluer s'il faut inclure une condition d'ancienneté en tant que membre de droit pour pouvoir se présenter comme candidat aux différents niveaux. 
Le principal intérêt de ces candidats élus devra être de produire des effets démonstratifs et de montrer des conduites exemplaires, à la différence de la médiocrité et de l'opportunisme qui règne dans la politique traditionnelle. 
 
11. Recommandations pour la nouvelle étape 
 
Il est recommandé qu'au début de cette nouvelle étape, la coordination mondiale soit à la charge d'une Équipe Promotrice Mondiale d'environ 10 personnes. Elles proviendront de la Commission qui a élaboré le présent document auxquels pourront s'ajouter d'autres personnes que la Commission jugerait utiles. Elle cessera ses fonctions suite à la constitution des équipes de coordination après les élections. 
 
12. Procédés 

Tant pour l'élection des fonctions aux différents niveaux du parti, que pour la prise de décisions importantes qui engagent l'ensemble, on utilisera des mécanismes de démocratie directe, en utilisant aussi la technologie informatique dans les cas où l’on pourra assurer la viabilité de la participation de tous les membres. 
Tous les postes seront électifs et renouvelables. Les Équipes Promotrices pourront évaluer de possibles limitations à la réélection aux postes. Dans l'Organique Internationale et Nationale, les postes seront renouvelés tous les deux ans et dans les Équipes de Base tous les ans. 
Tous les postes seront élus par le vote direct des membres de droit. Le représentant d'une Équipe de Base sera élu par tous les membres de droit de cette équipe. Les fonctions de l'Équipe Nationale devront être élues par tous les membres de droit de chaque pays. Les fonctions ad-hoc nécessaires pour atteindre les obligations légales ou électorales suivant l’organisation administrative des pays devraient être élues par les membres de droit du niveau qui correspond. Les postes de l'Équipe Internationale doivent être élus par les membres de droit de tous les pays. Et l'on devrait élire de la même façon les porte-paroles et les candidats aux charges publiques. 
Les Équipes Promotrices élaboreront les détails des procédures d'élection pour assurer leur transparence, la participation effective des membres de droit et l'inclusion des minorités dans la distribution des postes. 
Le montage de la structure intégrale du parti se fera depuis la base vers le haut et non le contraire. Premièrement on formera les Équipes Promotrices de Base et ensuite celles-ci s'articuleront pour former les Équipés Promotrices Nationales. Une fois cela réalisé, on effectuera les élections internes dans lesquelles on élira toutes les fonctions à tous les niveaux.


CARNETS ( synthèses d'études)
1) LE DROIT A LA REBELLION ET LA LUTTE NON-VIOLENTE (par Guillermo Alejandro Sullings)
Nous prétendons aborder quelques concepts, dans le langage le plus simple possible, afin d’être compris par les principaux destinataires : les exclus de la société et toute personne qui se solidarise avec la lutte pour les Droits Humains.

2) LA NON - VIOLENCE : FONDEMENT DE L’EVOLUTION HUMAINE (par Claudie Baudouin) Parler et prétendre agir avec la méthodologie de la non-violence active, en ces temps convulsifs, violents et désespérants, pourrait sembler utopique. C'est pourtant particulièrement pertinent face à la nécessité qui se manifeste partout dans le monde de 
façon de plus en plus évidente.
3) ACCORD DES PEUPLES 
CONFERENCE MONDIALE DES PEUPLES SUR LE CHANGEMENT CLIMATIQUE ET LES DROITS DE LA TERRE-MERE (Cochabamba, Bolivie)
4) LE TRAITE DE NON PROLIFERATION des armes nucléaires : Nous dénonçons l’échec du TNP à influer sur le désarmement au cours des dernières années, et l’hypocrisie des puissances nucléaires... 
5) UNE PROPOSITION POLITIQUE POUR LA NOUVELLE CIVILISATION
(par Tomas Hirsch) Aujourd'hui nous sommes invités, une nouvelle fois, à parler de politique, cette fois-ci comme fondement pour une nouvelle civilisation.
6) HUMANISME ET RÉVOLUTION SOCIALE
(par Silo et G.Petrovic)
« La seule issue est de révolutionner le système, pour l’ouvrir à la diversité des nécessités et des aspirations humaines. Formulé en ces termes, le thème de la révolution acquiert une grandeur nouvelle et une dimension d’avenir jamais atteinte »  

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